
RAPPORT DE MISSION EFFECTUEE A MOANDA
Objet de la mission: Inspection des sites d’implantation des activités de l’organisation pour la protection de la biodiversité dont les tortues marines, les amphibiens et les mangroves
Lieu de la mission : Moanda, Province du Kongo Central du 15 au 22 janvier 2025
NNAMA Arsène :
Coordonnateur et Chef de mission
NEEMA Esther :
Chargée de la comptabilité

1 INTRODUCTION
Les problématiques liées à la gestion de l’environnement et de ressources naturelles constituent des défis majeurs qui se posent à l’homme aujourd’hui. La dégradation de la biodiversité en constitue un des éléments.
En effet, considérés comme les écosystèmes les plus diversifiés et les plus complexes (présentant des concentrations exceptionnelles en espèces et de très hauts niveaux d’endémismes), les écosystèmes des mangroves sont aussi parmi les plus menacés.
Tout comme les ressources végétales ligneuses terrestres, les écosystèmes des mangroves sont extrêmement utile pour l’être humain. Malheureusement, ces forêts ne sont pas épargnées des pressions anthropiques en République Démocratique du Congo, comme partout en Afrique.
Cependant, depuis sa création, ce parc marin des mangroves n’a jamais été équipé pour accomplir ses missions économiques et de conservation. Entre autres causes de cette situation, figurent :
- Le contexte de crise dans le pays ;
- L’importance des activités d’exploitation de ressources dans la zone du parc, liée à la dépendance des populations des ressources naturelles.
Une de fonctions principales est de protéger les côtes des perturbations et de fournir des produits forestiers ligneux et non ligneux. Les mangroves sont des milieux biologiques et écologiques de type particulier riche en biodiversité.A titre de rappel les mangroves regroupent des espèces animales et végétales peu étudiées en RDC mais généralement exploitées par l’homme et dont
Le Parc Marin des Mangroves de Moanda est une des réserves naturelles intégrale qui est adossée à l’Océan Atlantique, à l’extrême Centre-Ouest de la République Démocratique du Congo.
L’objectif de la création de ce Parc Marin des Mangroves par Arrêté Ministériel N°44CMECN92 du 02 mai 1992 du Ministère de l’Environnement était, notamment de :
- Assurer la sauvegarde du biotope spécial du littoral atlantique, du lamantin, des mangroves à palétuviers, des tortues marines et des plusieurs espèces des poissons et d’autres ressources biologiques de la zone humide ;
- Promouvoir le tourisme sur l’axe Kinshasa-Océan grâce aux nombreuses potentialités en faune, flore et ressources en eaux qu’elle contient.
l’accroissement des prélèvements sur ces écosystèmes pourrait entrainer une modification des équilibres naturels qui menacerait la richesse et la pérennité de ces milieux.
Ainsi, dans le but d’avoir une idée de l’état actuel des mangroves de Moanda, leur forme, leur dynamisme, une mission a été initiée par CONEV et porte sur l’inspection des sites d’implantation des activités de l’organisation pour la protection de la biodiversité à l’occurrence les amphibiens et les mangroves.
2. JUSTIFICATION DE LA MISSION
Face aux menaces qui pèsent sur les écosystèmes de mangrove de la région ouest africaine, les Etats, les ONG de protection de l’environnement ainsi que les Organisations Communautaires de Base (OCB) ont mis en œuvre des stratégies destinées à conserver et à mieux gérer les forêts de mangrove : campagnes de reboisement, érection de vastes superficies en zones protégées, promotion des techniques et savoirs modernes et traditionnels entre autres.
Après plus d’une décennie d’action, les impacts écologiques, environnementaux et socioéconomiques de ces stratégies restent peu évalués dans la région. C’est ainsi que, suite à de nombreuses rencontres, les pays regroupés au sein du Réseau Africain pour la Conservation de la Mangrove (RAM) ont décidé de procéder à l’évaluation des efforts et stratégies menés pour régénérer les mangroves, au cours des dix dernières années et dans cinq pays en Afrique de l’Ouest.
De tout ce qui précède, quant à CONEV, cette mission est précurseuse d’un projet qui aura comme objectif de contribuer de façon efficace à une gestion durable des écosystèmes de mangrove en RDC. A travers : (i) une évaluation des stratégies de gestion et de conservation des écosystèmes de mangrove de Moanda ; (ii) une identification des bonnes et mauvaises pratiques de gestion de conservation des écosystèmes de mangrove et (iii) la vulgarisation et la diffusion des résultats.
Ce projet contribuera à une meilleure connaissance des stratégies en matière de conservation et d’utilisation des mangroves ainsi que leurs impacts socio-économiques, écologiques et culturelles. Le but final étant une amélioration des politiques de gestion et de conservation de la mangrove, sources de bien-être pour de nombreuses communautés.
3. OBJECTIF DE LA MISSION
Cette mission avait pour objectif d’inspecter des sites d’implantation des activités de l’organisation pour la protection de la biodiversité dont les amphibiens et les mangroves.
Il a été également question d’explorer et d’évaluer les actions de conservation effectuées dans le Parc Marin de Mangroves de Moanda. Nous avons eu l’opportunité de visiter l’écloserie des tortues, prendre part à la semaine des Mangroves, d’étudier l’écosystème des palétuviers et de réaliser des randonnées sur le fleuve.
4. DEROULEMENT DE LA MISSION
En exécution de l’ordre de mission collectif N°CONEV/PCA/AM001/025 du 14 janvier 2025. Il s’est tenue en date du 15 au 22 janvier 2025, une mission de service dans la province du Kongo Central à Moanda.
Les Mangroves de Moanda sont situées sur le littoral atlantique congolais dans la province du Kongo Central. Cet écosystème particulier requiert une attention tout autant exceptionnelle en ce qu’il regorge d’une diversité biologique phénoménale mais dont le changement climatique dans un contexte de pauvreté extrême des populations environnantes constitue une source de précarité à court terme.
Comme interface entre le milieu terrestre et marin, les mangroves exercent une triple fonction de protection, de nutrition et de fertilisation de l’environnement littoral et des espèces qui le peuplent.
Les mangroves de Moanda longtemps marginalisées au profit des autres aires protégées, ces milieux côtiers constituent de nos jours un objet exceptionnel dont il faut analyser l’état, l’évolution et les changements.
Son intérêt économique est largement connu, par cette mission CONEV souhait avoir une idée exacte de l’utilisation des mangroves pas seulement pour sa valeur économique mais aussi et surtout pour les valeurs et services qu’elles apportent à l’homme et à la nature, tant du point de vue social que sur le plan des écosystèmes.
Après avoir sillonné les mangroves et échanger avec le Directeur du Parc marin Monsieur Dieudonné BYA’OMBE nous avons remarqués et identifiés les menaces qui pèsent sur les mangroves qui se caractérisent par une surexploitation des produits ligneux et non ligneux des mangroves, coupe de bois de chauffe, activités champêtres et les constructions d’habitation et les lieux de loisirs.
1ère ETAPE : VISITE DE L’ECLOSERIE NATIONALE DE TORTUES
Pendant la saison de ponte, les éco-gardes effectuent des patrouilles nocturnes de dissuasion afin de protéger les tortues qui viennent pondre. Les œufs sont immédiatement transférés vers l’écloserie pour y être incubés.
De septembre à décembre de chaque année, elles viennent déposer plus d’une centaine d’œufs. Très souvent les tortues marines sont braconnées. Face à cette situation le Parc Marin des Mangroves de Moanda a construit une écloserie pour préserver les tortues marines.
Dans notre pays, nous avons 4 espèces des tortues marines dont : la tortue Luth, la tortue olivâtre, la tortue verte et la tortue imbriquée.
Cette écloserie des tortues joue un grand rôle dans la conservation des populations des tortues marines en RDC. Elle est gérée par une équipe d’éco-garde formée et équipée.
Lors de notre visite, nous avons observé :
Les infrastructures : L’écloserie est bien entretenue et dotée des nids à base des moustiquaires pour protéger les œufs de tortues contre les prédateurs. Des dispositifs de surveillance sont en place pour prévenir le vol et la prédation.
Il nous était informé de processus de collecte des œufs et leur acheminement jusqu’ à l’écloserie.
Les processus de collecte et d’incubation : Les œufs sont soigneusement collectés sur les plages et transférés à l’écloserie un lieu sécurisé à l’abri des prédateurs et des perturbations humaines. Ils sont ensuite incubés dans des conditions optimales pour favoriser l’éclosion. Il faut 50 à 55 jours pour arriver à l’éclosion.
Les œufs ainsi recueillis lors de la surveillance des plages sont transplantés en écloseries protégées tout en respectant le processus naturel d’incubation qui se fait dans des trous creusés dans le même sable que celui des plages.
En contrôlant les conditions d’incubation, comme la température et l’humidité, ce phénomène influence le sexe des tortues, car la température d’incubation détermine le sexe chez nombreuses espèces de tortues.
Les nids ne sont pas couverts, ils font face aux intempéries, en protégeant les nids, l’écloserie augmente le taux de survie des nouveau-nés en les aidant à rejoindre l’océan en sécurité, ce qui compense le taux élevé de mortalité dans la nature.
Nous avons assisté à une bonne séance de libération de plus des 352 tortues provenant des 3 nids, une expérience inoubliable qui renforce notre détermination de contribuer à la protection de ces espèces en voie d’extinction.
Plusieurs chercheurs nationaux et internationaux visitent cette écloserie permettant de faire le suivi et la recherche scientifique pour mieux comprendre leur comportement et besoin.
Cette écloserie joue également un rôle pédagogique très important dans notre pays, les populations sont sensibilisées à l’importance de la conservation des tortues et des écosystèmes marins ainsi que les élèves et étudiants du pays.
Lors de notre visite nous y étions avec les élèves de l’école Française de Moanda ainsi que les agents de la société pétrolière Perenco, une délégation conduite par leur Directeur Général.
2e PARTIE : PARTICIPATION DE LA SEMAINE DES MANGROVES
Une conférence de la première édition de la semaine des mangroves a été organisée par Socitec en collaboration avec Focus Hydrocarbures à Moanda ou nous avons pris part comme invité privilégié du Directeur Provincial de l’Institut de Congolais de la Conservation Nationale (ICCN).
Les panelistes ont passé en revue les motivations de la création de parc marin des mangroves par le Président de la République en 1992. Parmi les 5 panelistes l’un a passé en revue le contexte de création du parc marin de Moanda ses objectifs et les menaces dont fait face le parc ainsi que les tortues qui y vivent dont la pollution, la disparition des plages, le braconnage, l’envahissement des places protégés par la spoliation, la lumière non supportée les tortues et les pollutions plastiques.
Le parc Marin des Mangroves, créé par arrêté ministériel n° 044/CM/ECN/92 du 02 Mai 1992, est situé à l’estuaire du fleuve Congo, dans le territoire de Moanda, District du Bas Fleuve, Province du Bas-Congo. Sa superficie est de l’ordre de 66.000 ha, et ses coordonnées géographiques sont comprises entre 5°45’ – 6°55’ de latitude sud et 12°45’– 13° de longitude Est ; l’altitude étant inférieure à 500m.
La longueur de la côte atlantique congolaise est de 40 km, avec une importante zone des mangroves érigée en Parc Marin des Mangroves jusqu’à sa frontière nord avec la province angolaise de Cabinda (Angola). Cette région occidentale de la zone côtière occupe environ 110.000 hectares.
Le littoral de la République Démocratique du Congo est un biotope faisant partie intégrante du Parc Marin des Mangroves. Ce biotope est le lieu de ponte des femelles des tortues marines. En République Démocratique du Congo, la protection des tortues marines au littoral a comme objectif la conservation de ces reptiles et la surveillance de leurs aires de ponte.
Conformément à la loi 014/2014 relative à la conservation de la nature en République Démocratique du Congo, la surveillance de toutes les aires protégées du pays est assurée par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN en sigle). Le Parc Marin des Mangroves ne déroge pas à cette règle fondamentale.
La pratique de pêche répandue au Congo consistant à poser des filets près du bord et parallèlement à la ligne de côte n’a pas du tout connue un changement. Celle-ci s’avère particulièrement néfaste pour les tortues marines qui se prennent dans ces filets en tentant d’atteindre les plages pour pondre ou lors des accouplements.
D’autres individus se livrent purement et simplement au braconnage en collectant les œufs dans les nids formés et en abattant les femelles au moment de la ponte.
5. CONSTATS
Nos constats sur terrain après investigations et différentes échanges avec les autorités politico-administratives et communautés locales sont les suivants :
- L’ICCN n’a jamais mené des enquêtes sur les savoirs locaux qui pourraient également utilement éclairer sur l’évoluer des mangroves et de ces usages pour une bonne conservation ;
- Les bonnes pratiques traditionnelles de conservation n’ont jamais été sollicitées ni appliquées ;
- L’intervention de CONEV et toute organisation de la société civile sur les mangroves de Moanda passe par une bonne connaissance de la répartition spatiale de la végétation. Il s’agit dès lors de dresser une cartographie afin de disposer une vision synoptique de l’occupation spatiale, car les changements des faits et phénomènes littoraux, notamment l’érosion côtière et la construction d’infrastructures, des activités champêtres, se poursuivent à un rythme et régime très élevés. Il est donc nécessaire de tenir compte de l’évolution des surfaces de mangroves en vue de leur gestion. Le recours à la cartographie devient essentiel afin de mesurer précisément l’extension de la ressource.
6. ANALYSES FAITES SUR TERRAIN
Les impacts potentiels de la dégradation des mangroves de Moanda tels analysés sur place sont de deux ordres : Les impacts environnementaux et impacts socioéconomiques.
- Impacts environnementaux de la dégradation des mangroves
L’utilisation des mangroves représente un enjeu environnemental crucial, car leur exploitation entraine des perturbations irréversibles. Dans des nombreux cas, cette exploitation aboutit à une destruction totale de ces écosystèmes vitaux. Il est donc essentiel de réfléchir à des pratiques durables qui préservent ces zones sensibles tout en reconnaissant leur importance pour la biodiversité, la protection des côtes et le bienêtre des communautés locales.
- La perte de la biodiversité et disparition de l’écosystème
L’exploitation abusive et irresponsable des ressources des mangroves caractérisée par des techniques de pêche et de coupes non conventionnelles ; couplées avec les pollutions diverses que subissent les mangroves sont successibles de conduire à une extinction massives des espèces vivantes faunique et floristique rares et précieuses de ce milieu.
- L’érosion littorale et les catastrophes naturelles
L’exploitation du sable ainsi que des palétuviers dénudent le sol des zone de mangroves et le rendent de ce fait aux actions de la houle des marées et des vents ce qui entraîne une érosion rapide et sévère et par ricochet le recul des côtes signe de l’avancée de la surface marine au détriment de la surface continentale. Suite à ces dégradations la zone côtière sera exposée aux inondations et aux vents violents qui seront très destructeurs.
- Impacts socioéconomiques de la dégradation des mangroves
La destruction des mangroves a de conséquences socioéconomiques dramatiques sur les populations riveraines mais également pour l’ensemble du pays.
Il y a actuellement les activités liées aux mangroves à Moanda, telles que l’Ecotourisme ou la récolte des produits forestiers ligneux et non ligneux, sont des sources des revenus pour nombreuses communautés riveraines.
- Impacts économiques
Les mangroves mettent dans le circuit commercial plusieurs tonnes de poissons, de crevettes, de bois utilisés comme principale source d’énergie dans plusieurs villages. Ces activités font vivre plusieurs familles. Elles servent de nurseries pour des nombreuses espèces de poissons et d’invertébrés. Leur destruction limite les stocks halieutiques, impactant ainsi les revenus des pécheurs locaux et la sécurité alimentaires des communautés qui dépendent de la pêche.
Avec leur beauté naturelle et leur biodiversité, leur destruction réduira l’attrait des destinations touristiques, impactant les revenus des entreprises locales.
- Santé et bien bien-être communautaire
Les mangroves contribuent à la qualité de l’eau et à la santé des écosystèmes environnants. Leur dégradation affecte la santé des populations locales entrainant des problèmes de santé publique.
- Impacts socioculturels
Au plan socioculturel, la destruction de la mangrove pourra entraîner des catastrophes naturelles comme les inondations en marées hautes ou alors la stérilité des sols à cause de la sècheresse et de l’érosion.
Ces aléas vont induire des crises sociales graves tels que les conflits fonciers, la faim, la sous nutrition, le chômage, et l’accentuation de la paupérisation des grands centres urbains du pays car envahies par de nombreux sans emplois en quête de travail cela va inéluctablement faire croître les maux urbains déjà criards dans ces villes comme le grand banditisme, la prostitution et la promiscuité.
Ainsi, on comprend aisément l’impérieuse nécessité qu’il y’a à protéger les mangroves du moment où l’avenir de plusieurs groupes en dépend.
- Rôle de la mangrove sur le cycle du carbone
Au stade actuel des connaissances sur les mangroves de Moanda pour cette mission, ce rôle est difficile à définir. Des études spécifiques sont nécessaires pour déterminer la capacité de séquestration de la mangrove de Moanda. Néanmoins, sachons que les mangroves agissent comme des puits de carbone, aidant à atténuer les effets des changements climatiques. Leur perte contribuera à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, exacerbant ainsi les problèmes environnementaux.
Le stockage élevé de carbone, les mangroves sont parmi les écosystèmes les plus efficaces pour stocker le carbone surtout le carbone bleu c’est-à-dire du carbone stocké dans les écosystèmes côtiers et marins.
Il est utile de parler de la résilience des écosystèmes en ce qui concerne l’adaptation au changement climatique dans la mesure où elles offrent des habitats à des nombreuses espèces marines et terrestres, permettant ainsi à ces écosystèmes de mieux résister aux perturbations causées par le changement climatique.






7. CONCLUSION
La protection et la restauration et/ou réhabilitation des mangroves sont très nécessaires pour préserver à la fois l’environnement et les moyens de subsistance des communautés qui en dépendent.
Certains efforts ont été fournis par l’Institut Congolais de Conservation de la Nature (ICCN) avec l’appui de ses partenaires, plusieurs réalisations, notamment l’appui des quelques communautés riveraines du Parc en leur dotant des activités alternatives. Malheureusement, Depuis années, les finances ont cessés et les communautés sont abandonnés à leur triste sort, et reprennent encore la destruction des écosystèmes du parc marin. Le parc se bute à l’insuffisance des fonds pour poursuivre les actions de protection.
Au regard du programme du Gouvernement dans ce secteur, le Ministère de l’Environnement et Développement Durable devrait regarder avec plus d’attention le domaine de la Conservation de la Nature qui constitue l’une des richesses de notre pays. A l’occurrence le parc marin des mangroves de Moanda. Suite au Rapport de l’équipe de CONEV de résultats préliminaires concordent avec les Rapports de l’Institut Congolais de Conservation de la Nature (ICCN), dont le constat général est que :
- L’exploitation risque d’entrainer le recul de la Forêt des Mangroves ;
- La dégradation de l’environnement est évidente ;
- La biodiversité est menacée essentiellement du fait des activités humaines, à savoir le déboisement, le braconnage et la pollution des eaux par les hydrocarbures.
Pour parer aux conséquences de ces actions anthropiques sur la santé de l’écosystème de mangroves, il importe que les organisations non gouvernementales agissent pour aider le gouvernement dans ce domaine de protection. A cet effet, l’appui des partenaires internationaux est requis en fonction de leurs zones d’intervention.
CONEV devra de son côté proposer à ses partenaires d’intégrer les mangroves de Moanda dans leurs agenda vu son importance sur le plan national, régional et international.
Au terme de cette mission, l’équipe a atteint les résultats suivants :
- Un diagnostic de l’état de dégradation actuelle de l’environnement du parc, en dénichant les causes ;
- Les principales sources de pression sur le Parc Marin ont été identifiées avec précision ;
- Les impacts des activités d’exploitation des ressources et de la pollution sur l’environnement dans le Parc ont été évalués ;
- Identification des villages ayant les rivières et forets avec des grandes colonies des amphibiens ;
- Les autorités du parc, les populations locales et les autres intervenants du milieu qui ont l’intérêt sur/et dans le parc marin de mangroves ont été consultés ;
- Une proposition de partenariat entre le parc marin de Mangrove et CONEV a été formulée ;
- Une proposition de partenariat avec SOCITEC et Focus Hydrocarbures a été formulée et acceptée;
- La Co-organisation de la deuxième Edition de la semaine des mangroves avec SOCITEC et Focus Hydrocarbures en 2026 a été formalisée.






