Une nouvelle espèce d’Amphibien capturée et vue pour la toute première fois à Lwiro dans le Sud-Kivu en République Démocratique du Congo

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.a République Démocratique du Congo continue de révéler des trésors insoupçonnés de biodiversité. Dans les rives occidentales du lac Kivu, une étude scientifique a permis de recenser 48 espèces d’amphibiens réparties en neuf familles de l’ordre des Anoures.

Parmi elles, une découverte majeure : Ptychadena oxyrhynchus, capturée pour la première fois à Lwiro et ses environs.

■ Les amphibiens, sentinelles de nos écosystèmes

La dégradation des habitats naturels peut être surveillée grâce aux indicateurs physico‑chimiques et biologiques. Les amphibiens, par leur peau nue et perméable et leur respiration cutanée, sont particulièrement sensibles aux moindres changements environnementaux.

Ils constituent ainsi des bio‑indicateurs privilégiés de la santé de nos écosystèmes (Dodd, 2010 ; Chifundera & Behangana, 2013).

■ Résultats clés de l’étude

1. 48 espèces recensées sur les rives occidentales du lac Kivu.

2. Hyperoliidae : famille la mieux représentée (16 espèces).

3. Pyxicephalidae : famille la moins représentée (2 espèces).

4. Milieux écologiques : 30 espèces en milieux dégradés contre 23 en forêt primaire.

5. Espèces tolérantes communes aux deux habitats : Afrixalus quadrivittatus, Amietia nutti, Hyperolius castaneus, Hyperolius rwandae, Xenopus wittei.

■ Espèces menacées et endémiques

1. Leptopelis karissimbensis : vulnérable, inscrite sur la Liste rouge de l’UICN.

2. Hyperolius chrysogaster : quasi menacée.

3. Six espèces endémiques au Rift Albertin : Hyperolius castaneus, Hyperolius chrysogaster, Hyperolius frontalis, Leptopelis karissimbensis, Leptopelis kivuensis, Xenopus wittei.

Ces espèces endémiques sont uniques au monde. Leur disparition signifierait une perte irréversible pour la biodiversité congolaise et mondiale.

■ Nous devons réagir urgement.

Intensifier les efforts de conservation est une urgence. Nous devons stopper la destruction des habitats, restaurer les zones dégradées par le reboisement et renforcer la recherche sur la bio‑écologie des espèces. »

CONEV RDC s’engage à :

1. Promouvoir la sensibilisation communautaire autour de la valeur écologique des amphibiens.

2. Développer des programmes de reboisement participatif dans les zones critiques et creer des mares écologiques artificielles.

3. Renforcer les partenariats scientifiques pour étudier l’impact de chaque menace et les fluctuations des populations amphibiennes.

Les amphibiens du Rift Albertin sont les sentinelles de nos écosystèmes. Leur survie conditionne la santé des forêts, des rivières et des communautés humaines.

CONEV RDC, appelle à une mobilisation nationale et internationale pour protéger ces espèces inscrites sur la Liste rouge de l’UICN et préserver le patrimoine naturel du Congo.


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