En RDC la pénurie d’experts entraine la disparition d’espèces avant même qu’elles n’aient pu être étudiées.
Selon un article publié dans Nature, deux espèces d’amphibiens sur cinq dans le monde sont menacées d’extinction en raison de la destruction de leur habitat, des maladies et, de plus en plus, du changement climatique.
La destruction et la dégradation de l’habitat touchent 93 % de toutes les espèces menacées.
L’herpétologiste Mark-Oliver Rödel, un chercheur du Musée d’histoire naturelle de Berlin, en Allemagne, et coordinateur régional pour la contribution de l’Afrique Occidentale et Centrale aux récentes évaluations mondiales des amphibiens, qui étudie les amphibiens dans toute l’Afrique et ses îles depuis plus de 30 ans, affirme qu’à l’exception de l’Afrique australe, on ne dispose pas suffisamment de données sur les espèces du continent.
Il attribue également cette situation à la pénurie d’experts travaillant sur le continent.
La plupart des nouvelles espèces découvertes au cours des 20 dernières années proviennent des forêts d’Afrique Occidentale et Centrale et de Madagascar.
Plus de 175 nouvelles espèces ont été décrites rien qu’à Madagascar depuis cette dernière décennie.
De plus en plus profondément enracinés dans le bassin du Congo et rayonnant à travers la RDC, nous prouvons que l’humanité et la nature peuvent prospérer ensemble – une grenouille, une forêt, une rivière et une communauté à la fois.
Cherchons à combler ce vide en RDC mais le défit est énorme, les ressources humaines sont disponibles motivées et mobilisées, le moyen fait défaut et les partenaires hésitent car les amphibiens ne suscitent pas d’engouement en RDC comme les autres espèces comme les bonobos, chimpanzés, éléphants, léopards ou même les zèbres, antilopes ou l’emblématique OKAPI.
En République Démocratique du Congo, la conservation de la biodiversité se concentre presque exclusivement sur les espèces dites “emblématiques” : okapi, gorilles, éléphants, bonobos… Ces géants de la forêt captent l’attention, les financements et les campagnes de communication.
Mais qu’en est-il des amphibiens ?
Ces espèces discrètes, souvent invisibles, jouent pourtant un rôle écologique vital :
1. Ils régulent les populations d’insectes et protègent nos cultures.
2. Ils sont des indicateurs sensibles de la qualité de nos écosystèmes.
3. Ils recèlent des molécules uniques, essentielles pour la recherche médicale.

Ignorer les amphibiens, c’est fragiliser l’équilibre de nos forêts et perdre une richesse biologique irremplaçable.
➡️ La RDC ne peut pas se limiter à protéger les “stars” de la biodiversité. Les amphibiens méritent la même attention, la même rigueur et la même mobilisation.
➡️ Valoriser les grenouilles, crapauds et autres espèces endémiques du Bassin du Congo, c’est défendre l’avenir de nos écosystèmes et de nos communautés.
Il est temps de donner une voix aux espèces silencieuses.
Plaidons pour une conservation inclusive, où chaque espèce compte.
www.conevrdc.org
contact@conevrdc.org
+243818089010


Laisser un commentaire