Congo NaturEvolution (CONEV RDC)

Est une organisation de droit congolais, formellement dédiée uniquement et exclusivement à la conservation des amphibiens (grenouilles et les crapauds), et de leurs habitats.

Dans ces interventions, elle associe la recherche et le suivi de ces espèces, la protection et la restauration de leurs habitats, ainsi que l’éducation environnementale et la mobilisation des communautés locales.

" La survie des amphibiens est indissociable de la nôtre. "

VISION

Nous rêvons d’un Congo où les amphibiens et leurs habitats sont mieux connus, respectés et durablement protégés. Un Congo ou le chant des Grenouilles et des Crapauds témoigne de la bonne santé des forêts, des zones humides et des communautés qui en dépendent.  

Nous aspirons à un pays où les populations et les écosystèmes avancent ensemble, dans les 26 provinces et les 145 territoires, et où la conservation des amphibiens contribue à preserver la richesse vivante du bassin du Congo.

MISSION

Contribuer à la protection des amphibiens (Grenouilles et Crapauds) et leurs habitats par la recherche, le suivi des espèces, la restauration des zones humides, l’éducation environnementale et la mobilisation communautaire.

Développer avec la communautés locales des solutions durables  qui participent à la conservation de la biodiversité et au renforcement de la résilience des écosystèmes du bassin du Congo.

STATUT LEGAL ET AUTORISATIONS OFFICIELLES

Active depuis 2023, CONEV RDC a construit son expérience de terrain dans la conservation des amphibiens et la protection de leurs habitats avant l’aboutissement progressif de ses démarches administratives.

Ses documents officiels sont ainsi venus consolider une organisation déjà engagée aux côtés des communautés locales sur ses différents sites d’intervention.

Aujourd’hui, CONEV RDC poursuit ses activités dans le cadre de ses statuts authentifiés, de l’enregistrement de sa demande de personnalité juridique auprès du Ministère de la Justice et de l’Autorisation de fonctionnement délivrée par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable, et Nouvelle Economie du Climat.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Loi n° 004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d’utilité publique en République Démocratique du Congo.

DOCUMENTS ET REPÈRES OFFICIELS

• 2024 — Adoption des statuts et du règlement d’ordre intérieur de CONEV RDC.

• 11 juin 2024 — Accusé de réception du Ministère de la Justice et enregistrement de la demande de personnalité juridique sous le numéro F.92/58.436.

• 11 mars 2026 — Avis favorable valant autorisation de fonctionnement délivré par le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du climat, référence N°131/CAB/MIN-EDD-NEC/MNN/KNB/kpm/03/2026.

• 19 mai 2026 — Authentification des statuts par le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux, Acte n°1402/2026.

POURQOUI LES AMPHIBIENS SONT ESSENTIELS

Les amphibiens occupent une place essentielle dans l’équilibre des écosystèmes. Leur cycle de vie, souvent partagé entre les milieux aquatiques et terrestres, relie les mares, les rivières, les zones humides et les forêts.

Leur peau perméable et leur forte sensibilité aux changements de leur environnement en font de précieux indicateurs de la qualité de l’eau, de la santé des habitats et des perturbations écologiques.

En consommant de nombreux insectes et autres invertébrés, les grenouilles et les crapauds participent à la régulation naturelle de leurs populations. Ils constituent également une source de nourriture pour de nombreux poissons, oiseaux, reptiles et mammifères.

Protéger les amphibiens, c’est donc préserver les zones humides, la qualité de l’eau, les chaînes alimentaires et la résilience des écosystèmes dont dépendent aussi les communautés humaines.

LA RDC: UNE RICHESSE AMPHIBIENNE ENCORE MECONNUE

La République Démocratique du Congo abrite une diversité amphibienne exceptionnelle. Les références taxonomiques internationales recensent actuellement plus de 220 espèces dans le pays, mais ce nombre reste susceptible d’évoluer à mesure que les recherches progressent et que de nouvelles espèces sont décrites. Cette richesse demeure pourtant insuffisamment étudiée.

Le bilan mondial publié en 2023 recensait 115 espèces d’amphibiens classées « Données insuffisantes » Data Deficient (DD) en RDC.

Cette catégorie ne signifie pas que ces espèces sont hors de danger : elle indique que les connaissances disponibles ne permettent pas d’évaluer correctement leur risque d’extinction.

Dans un territoire aussi vaste, marqué par des forêts difficiles d’accès, des zones humides peu inventoriées et un nombre encore limité de spécialistes, le manque de données constitue lui-même un obstacle majeur à la conservation.

Il est donc urgent de renforcer les inventaires, le suivi écologique, la collecte de données fiables et la formation des acteurs locaux afin de mieux connaître les espèces, leurs habitats, leur répartition et les menaces auxquelles elles sont exposées.

LES AMPHIBIENS FACE AUX MENACES ET AUX CONFLITS ARMES

À l’échelle mondiale, les amphibiens connaissent un déclin préoccupant. Leur disparition passe souvent inaperçue, alors qu’elle peut révéler une dégradation profonde des milieux naturels.

En République démocratique du Congo, leurs habitats sont notamment exposés à la déforestation, à l’expansion agricole, au drainage et au remblayage des zones humides, à l’urbanisation, à la pollution, aux activités minières, aux pesticides et aux feux de brousse.

Depuis plusieurs décennies, les conflits armés, particulièrement dans l’Est du pays, aggravent ces pressions.

Les déplacements de populations, l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles, la destruction des forêts et des zones humides, la pollution des cours d’eau ainsi que l’affaiblissement de la gouvernance environnementale perturbent durablement les habitats.

L’insécurité limite également l’accès des chercheurs et des organisations de conservation à certains territoires.

Des populations d’amphibiens peuvent ainsi décliner ou disparaître localement sans avoir été inventoriées ni suivies.
Les grenouilles et les crapauds deviennent alors les victimes silencieuses d’une crise à la fois sécuritaire, humaine et écologique.

La capture et la consommation non contrôlées exercent une pression supplémentaire sur certaines populations locales, particulièrement lorsque leur abondance, leur répartition et leur capacité de renouvellement restent mal connues.

Les changements climatiques et les maladies émergentes viennent encore renforcer leur vulnérabilité.

Face à ces menaces, il est indispensable de renforcer les inventaires, le suivi des populations, la protection et la restauration des habitats, ainsi que la participation des communautés locales, afin d’intervenir avant que certains déclins ne deviennent irréversibles.