Notre action repose sur une double spécificité qui définit notre identité et garantit l’impact de nos interventions sur le terrain. Nous comblons un vide écologique majeur en combinant la recherche scientifique herpétologique de haut niveau avec un modèle d’innovation communautaire inédit et décentralisé.
Alors que la République Démocratique du Congo abrite plus de 60 % du Bassin du Congo, les efforts traditionnels de conservation se focalisent presque exclusivement sur la mégafaune charismatique (Bonobos, Okapi, Léopard, Eléphant, Hippopotame, Buffle, Lion).
Les amphibiens dans les milieux aquatiques et humides, pourtant vitaux, subissent des dégradations anthropiques alarmantes (déforestation, urbanisation galopante, pollutions, pratiques agricoles destructrices).
CONEV RDC est la toute première et l’unique organisation non gouvernementale en RDC spécifiquement dédiée à la protection des amphibiens et de leurs écosystèmes.
En tant que régulateurs d’insectes, maillons essentiels des chaînes alimentaires et bio-indicateurs par excellence de la santé environnementale, les amphibiens sont les sentinelles de nos écosystèmes.
Nous comblons ce vide critique pour inverser la tendance et préserver ces vertébrés classés parmi les plus vulnérables de la planète.
Ce qui nous différencie fondamentalement, c’est notre approche novatrice : les Brigades de Conservation des Amphibiens (BCA). Qui est un modèle d’innovation opérationnelle unique inspirée des standards internationaux de surveillance appliqués à la mégafaune, cette méthode exclusive est minutieusement adaptée aux micro-habitats et à la biologie spécifique des amphibiens.
Concrètement parlant, une Brigade de Conservation des Amphibiens, est une unité citoyenne d’élite, composée de membres issus des communautés locales, qui assure une triple mission de surveillance active, de collecte des données scientifiques de terrain et d’éducation environnementale de proximité.
Qu’elles opèrent en milieu forestier, agricole ou périurbain, nos brigades exécutent une mission standardisée autour de trois axes techniques interconnectées :
Pour assurer des résultats comparables à l’échelle mondiale, nos brigades suivent scrupuleusement les standards de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) sur trois sites pilotes aux contextes écologiques variés :
Caractérisé par ses vastes zones humides et sa biodiversité aquatique unique, avec un ancrage fort au Centre de Recherche en Écologie et Foresterie (CREF) de Mabali.
Axé sur la gestion des ressources face aux pressions démographiques et agricoles croissantes, avec la création en perspective d’un sanctuaire communautaire de 50 hectares.
Réponse immédiate aux défis de la conservation en milieu périurbain, soumis à une forte pression anthropique et à une urbanisation rapide, la construction de la rocade a fragmentée les milieux humides occasionnant l’assèchement des plusieurs kilomètres et la séparation des populations.
Amélioration de la perception locale et reconnaissance de la valeur écologique et économique des amphibiens.
Autonomisation des communautés qui se transforment en véritables gestionnaires de biodiversité locale.
Les données rigoureuses collectées comblent les lacunes critiques sur les écosystèmes de notre pays.