L’échouage d’une baleine sur les côtes de Moanda, dans la province du Kongo Central, suscite un vif intérêt au sein de la communauté scientifique, au sein de notre organisation, après la séance de travail de ce jour pensons qu’avant toute opération d’inhumation de la carcasse de cette baleine une expertise scientifique multidisciplinaire devrait se faire afin de préserver les précieuses informations que pourrait livrer ce mammifère marin sur l’état de l’environnement et des écosystèmes marins.
Nous continuons d’estimer qu’une baleine échouée ne doit pas être considérée comme un simple déchet biologique. Ce type de découverte représente une opportunité scientifique exceptionnelle pour mieux comprendre la biodiversité marine, les effets des changements climatiques, les niveaux de pollution des eaux congolaises, les maladies émergentes ainsi que l’état écologique des espaces maritimes de la République démocratique du Congo.
Toute décision d’enterrer la carcasse devrait être précédée d’une série d’analyses scientifiques rigoureuses. CONEV RDC préconise notamment l’identification de l’espèce, la réalisation d’une nécropsie lorsque les conditions le permettent, des prélèvements biologiques, toxicologiques et génétiques, ainsi qu’une évaluation de l’intérêt scientifique, écologique et patrimonial de l’animal.
Ces investigations pourraient permettre d’établir les causes exactes de la mort de la baleine, de détecter la présence éventuelle de contaminants ou de maladies et d’enrichir les connaissances sur les populations de cétacés fréquentant les eaux de l’océan Atlantique au large de la RDC.

