Le mercredi 1er juillet 2026, la plage de Muanda est devenue le théâtre d’un drame poignant : l’agonie et la mort d’une baleine géante d’une dizaine de mètres, impuissante face aux traumatismes de l’océan et au manque criant de moyens d’intervention d’urgence.
La mort de cette baleine soulève des questions de fond que la République Démocratique du Congo ne peut plus ignorer :
- Urgence logistique et technique : L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) s’est trouvé démuni, faute d’équipements spécialisés pour secourir un mammifère de cette taille. Notre façade atlantique, bien que courte, exige une capacité d’intervention d’urgence digne de ce nom.
- Menaces invisibles en haute mer : Pollution plastique, nuisances sonores sous-marines, pollution chimique des minirais stategiques , collusions avec les navires de commerce ou pressions liées aux
exploitations industrielles et pétrolières…
La question se pose :
Qu’est-ce qui a affaibli ce géant de l’Atlantique au point de le condamner à mort sur nos plages ?
Nous demandons urgemment :
- Le renforcement immédiat des capacités de l’ICCN le long de la côte atlantique (moyens nautiques, formation au sauvetage de la mégafaune marine).
- Une enquête environnementale approfondie pour analyser les causes de cet échouage exceptionnel.
- Une réglementation plus stricte et surveillée des activités industrielles, maritimes et de gestion des déchets plastiques dans les eaux congolaises.
CONEV RDC tient à souligner que la perte de cette baleine est le thermomètre d’un océan malade. Si nous ne protégeons pas nos géants marins aujourd’hui, ce sont toutes les communautés côtières de Moanda et les ressources halieutiques de la RDC qui en paieront le prix fort demain.

